Jennifer Lawrence réagit à l’inégalité salariale à Hollywood

Hier, Jennifer Lawrence a réagi au sexisme qui règne à Hollywood, notamment concernant la différence des salaires entre acteurs et actrices. De nombreuses personnalités l’ont soutenue, dont Emma Watson, Elizabeth Banks et Bradley Cooper! Voici une traduction que j’ai faite:

Quand Lena (Dunham, créatrice du site où le texte a été posté) m’a parlé de Lenny (le site en question), j’étais enthousiaste. J’avais envie de parler à Lena et j’avais envie de m’exprimer sur des choses qui ne me plaisaient pas (elle ne me l’a pas présenté comme ça, mais c’est ce que je vais faire). Quand il s’agit du féminisme, je reste assez discrète. Je n’aime pas me joindre à des conversations juste parce qu’elles sont « à la mode ». Je suis même la ‘conne’ qui n’a pas participé au ice-bucket challenge – qui sauvait des vies – parce que, pour moi, ça devenait plus une tendance qu’une véritable cause. J’aurais dû écrire un chèque, mais j’ai totalement oublié! Je ne suis pas parfaite. Mais c’est avec les échanges que vient le changement, alors je voudrais être honnête, ouverte et, je croise les doigts, ne déranger personne.

C’est difficile pour moi de parler de mon expérience de femme qui travaille parce qu’il est difficile de s’identifier à mes problèmes [elle est consciente qu’elle gagne beaucoup d’argent, mais le sujet ici n’est pas le montant, mais l’inégalité homme/femme].Quand il y a eu le hack Sony et que j’ai découvert que j’étais payée moins que ceux qui ont la chance d’avoir un pénis, je n’étais pas furieuse envers Sony [concernant son salaire pour American Hustle]. j’étais furieuse envers moi-même. J’ai échoué dans les négociations parce que j’ai abandonné trop tôt.Je ne voulais pas me battre pour des millions de dollars dont, franchement, je n’avais pas besoin comme je suis dans deux franchises [Hunger Games & X-Men]. (Je vous l’avais dit, c’est difficile de s’identifier à moi, ne me détestez pas).

Mais si je suis honnête avec moi-même, je mentirais en disant que la décision de finir les négociations sans me battre réellement n’a rien à voir avec la volonté d’être appréciée. Je ne voulais pas avoir l’air « difficile » ou « gâtée ». A ce moment-l), ça me semblait être une bonne idée, jusqu’à ce que je vois les salaires sur internet et réalisé que les hommes avec qui je travaillais ne se souciaient pas du tout d’avoir l’air « difficiles » ou « gatés ». C’est peut-être dû à ma jeunesse. A ma personnalité. Je suis sûre que c’est les deux. Mais c’est quelque chose de ma personnalité que j’ai essayé d’éviter pendant des années, et, selon les statistiques, je ne pense pas être la seule femme rencontrant ce problème. Sommes-nous conditionnées à nous comporter comme ça ? On a le droit de vote depuis quoi 90 ans ? Je demande sérieusement – mon téléphone est sur un meuble et je suis sur le canapé, donc une calculatrice est hors de question. Y aurait-il encore une façon d’exprimer son opinion d’une manière qui n’offense ou n’effraie pas les hommes?

Il y a quelques semaines, au boulot, je me suis exprimée et j’ai donné mon opinion clairement, sans provocation, mais franchement. Un homme avec qui je travaille (en fait, il travaille pour moi) a dit « Wow! On est tous dans le même bateau là! » Comme si je lui criais dessus. J’étais choquée car je n’avais rien dit de personnel, d’offensant ou, pour être honnête, de faux. Tout ce que je vois et entend chaque jour, ce sont des hommes qui disent leur avis, et quand je dis le mien de la même façon, c’était comme si j’avais dit quelque chose d’offensant.

J’en ai marre d’essayer de trouver une façon « gentille » de donner mon avis et de rester appréciable! Je m’en fiche. Je ne pense pas avoir travaillé pour un homme qui passe du temps à réfléchir sur comment se faire entendre. C’est juste entendu. Jeremy renner, Christian Bale et Bradley Cooper [ses co-stars dans American Hustle] se sont tous battus et ont réussi à négocier de bons contrats. Je suis certaine qu’ils ont été félicités pour avoir été déterminés, alors que j’avais peur de passer pour une sale gosse et ne pas avoir le salaire que je méritais. Une fois encore, ça n’a peut-être RIEN à voir avec mon vagin, mais je n’avais pas tort quand un autre hack de Sony a dévoilé qu’un producteur disait d’une actrice en négociations qu’elle était une « enfant gâtée ». J’ai dû mal à imaginer quelqu’un dire cela d’un homme.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *